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Qu’est ce qui arrive à nos e-mails lorsque que l’on décède ?

Samedi, novembre 7th, 2009

L’un des sujets du net du moment est la subsistance des données sur la toile et le droit (ou pas) à l’oubli…

Un journaliste Australien c’est penché sur la question à propos des emails publiques et ce qui en ressort me laisse perplexe !

E-mail

En effet, dans le cadre du travail, la question est réglée, c’est l’Admin système qui va gérer la question: on sauvegarde çà dans un coin quand on aura le temps et on effacera le tout quand la machine tombera ou que l’espace disque manquera (parce que Robert a envoyé une vidéo à toute la boite soit disant par erreur) ….

Dans le cadre privée, les choses se compliquent un petit peu. En parcourant l’ensemble des conditions d’utilisations de chaque fournisseur d’adresse email on se rend compte qu’il n’y a pas de règle unique.

  • Hotmail : les messages sont de tout façon effacés au bout de 270 jours.  Microsoft donne tout même le droit au parent le plus proche d’avoir accès au compte après avoir prouvé son identité et fourni un certificat de décès.
  • Gmail : Idem que Hotmail mais en plus il faudra prouver avoir eu une conversation électronique avec le défunt. (donc on peut être poly… ? sont super open chez Google…)
  • Yahoo ! : Alors chez eux, c’est différent. Le plus proche parent a le droit de demander que le compte soit fermé mais n’aura aucunement le droit d’accéder au contenu.

Evidemment, si un testament demande le transfert des emails avec en plus un notaire dessus, les règles sont remises en question… Heu, à condition d’être Américain ? les 3 cités ne sont pas en France, je me trompe ?

En réfléchissant un peu, on peut vraiment se poser très vite des milliers de questions sur le droit international, le flou artistique d’internet dans ce domaine… Le droit local du propriétaire est supplée directement par le droit Américain dans ce cas là… même si les serveurs hébergeant sont en Europe, voir en France… (ce qui au passage est du coup en contradiction avec tout ce qu’on peut entendre sur le piratage…).

Maintenant, si nous élargissons le principe sur Facebook (avec son mode mémorial), MySpace,… bref l’ensemble de ce qu’on appelle les réseaux sociaux… et bien cela reste un gigantesque débat. Même la CNIL, ne sait pas en définitif par quelle bout attaquer le problème… Très vite, on se rend compte de l’ampleur de la tâche et surtout que cela touche le nuage entier et pas seulement notre pays et son système….

Bref, beaucoup de bruit, d’avis, d’hypothèse,  mais au faite… est ce que c’est vraiment important comme problème ?




L’Internet est cassé !

Samedi, mai 23rd, 2009

“The Internet is broken”, formule familière depuis 2005 via la “technology review“, importé en France depuis pas longtemps (et par F.Pisani ce week end).

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Internet est un outil, pas un média avec du contenu structuré et controlé, et c’est bien de cela dont il est question.

Déjà, il y a quelques temps, une alerte avait été donnée sur un service nommé DNS, bref ce qui transforme l’url en ip et vice verca. En effet, avec l’avenement des appels réseaux de Vista, le responsable en chef des DNS d’internet avait dit “attention, çà va peter, la machine est surchargée”… ouf, vista n’a pas été le succès espéré… auparavant nous avions eu droit à l’alerte au nombre d’adresse… ouf IP V6 était la solution…

Outre ces (léger :) ) problèmes techniques, personne n’a le contrôle de quoi que ce soit sur la toile et pour finir, tout ce qu’on y fait n’était pas vraiment dans le cahier des charges du début : “mettre à dispo des scientifiques des textes et photos”. Effectivement, partant de ce principe, aujourd’hui nous sommes loin d’avoir le système parfais. Bref, internet est cassé.

Du coup, des projets voient le jours un peu partout sur la planête pour créer un nouvel outil digne de ce nom. On parlera de GENI (MIT), de CLEAN STATE (STANDFORD). Des projets naissent un peu partout, surtout de l’autre coté de l’Atlantique me direz vous… et bien non, il existe des l’initiatives européennes ! et Française !

Et oui brave gens, le ministère de l’industrie et de l’emploi organise une consultation publique sur l’internet du futur !

Après lecture, on y parle surtout de réseau, un peu moins de service, de création d’une université technologique digne de ce nom, un peu moins de celles existentes, et encore moins des écoles privées (le MIT est publique et gratuit ????).

Pour résumer, en France, on crée de l’instruction de haut niveau, et tt le monde se barre ailleurs parce que le niveau des industries et les salaires proposés ne sont pas intéressants. Bref, l’état fait un appel à toutes les têtes bien faites, qui ont des idées constructives (non Linux n’est pas la réponse à tout), et surtout à ceux qui ont compris de quoi parlait la consultation publique. En effet, on parle de réseau, de math et mais surtout  et encore de réseau. 

Il faut donc des scientifiques  et des mathématiciens qui planchent sur une structure de réseau qui réponde au cahier des charges “pareil que maintenant mais en mieux structuré et en plus contrôlable”. On parle bien de moyens mais pas de contenu ni de service.

Je pense que ce terme est en fin de compte autant intellectuel que matériel (si ce n’est marketing en fin de compte). 

Il est loin l’esprit des années 90 ou internet était un lieu d’échange d’idée, la plus grande “bibliothèque du monde”. A priori, vu l’idée de départ de cet article, maintenant, il y a des magasins qui n’ont rien à faire là à chaque tête d’étagère , des délinquants qui volent des livres, les copies, et les refourgent gratuitement aux autres, des gens qui donnent leur avis éclairés (ou pas) à tout le monde sans qu’on leur demande, des malades mentaux qui se refourgent des images obscènes… Bref, je trouve qu’internet est le reflet de son créateur, avec tout les points positifs et négatif qu’il comporte, ses ambiguités et sa réalité.

En conclusion, je suis persuadé, que même en recréant une autre structure le résultat sera toujours le même. Au final, peux être qu’il faudrait plus se pencher sur le “pourquoi” plutôt que le “comment”.

Et quand je parle de “pourquoi”, je ne parle pas d’argent !