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Une boutique e-commerce à 60€ qui dit mieux ?

Dimanche, février 7th, 2010

Un petit billet de début d’année (Février :) pour un petit retour sur le lancement d’une mini boutique E-commerce, je veux parler de www.ChouxBijouxCailloux.fr, vente de bijoux en ligne. Sa spécificité tient dans le fait que chaque pièce est artisanale et surtout unique.

Choux bijoux cailloux

L’idée était de se lancer dans une activité d’appoint par pur plaisir, sans se soucier du lendemain. Après 6 mois de vie sur LittleMarket, 2 ventes internet et un constat, les ventes se font dans un vase clos et en circuit fermé, Stéphanie (la créatrice et proprio) a décidé de se sortir de la masse en lançant son propre site et de ne plus être à l’abri de son succès.

Le cahier des charges de cette boutique était de lancer une petite activité avec un minimum de mises de départ et un minimum de frais récurrent. Bref, se lancer sans trop de risques.

Au vu des prix des solutions clé en main: allant de 30€ à 30 000€/mois pour les plus gros, et ayant le minimum de compétences (c’est mon métier),  l’idée a été de se mettre au charbon sans intermédiaire.

Le site étant en production depuis ce week-end (2 ventes), vient l’heure du bilan de départ et des explications pour la postérité.

Le statut de la structure légale (je commence par la fin me dirons certains).

Facile, vu le marché et que c’est la première année, le statut d’auto entrepreneur est parfait.

Frais de mis en service 0€. 18% de charge sur les 80 000€ de limite par an + Urssaf dans 4 ans (si le site existe toujours:).

La matière première

Hormis le talent de la créatrice (çà n’a pas de prix), l’achat de matière première est d’exactement 120 € . Il y en a actuellement 19 en vente pour le moment. Nous dirons sans modestie aucune que le prix d’un collier moins la matière première est égal au temps passé + le talent + (et  enfin) le plaisir d’une vente qui n’a pas de prix…

La technique (le plus intéressant pour les geeks que vous êtes..)

Après étude des différentes solutions, lecture assidue d’articles du captaine commerce, de croisement avec les articles de smashing magazine pour la charte gratuite, des tests à gogo (2 jours au total), de l’inspiration (guide de bonne pratique produit/marketing/reseauting..), du pompage de CGV (parce qu’elle était top, trop forte Emmanuelle), de l’huile de coude et un peu d’heure de disponibilité cérébrale de ma personne, voila ce que ça a donné:

- Solution Wordpress pour le coté réseauting: 0€

- Plugin Ecommerce pour wordpress: 29,33€ (et encore, si j’avais eu le temps, …). La seule contrainte était d’avoir plusieurs images par produit, une tarification de port unique, une catégorisation.

- Solution de paiement Paypal Express: 0€ de mise en service + (3,4% +  0,25€ par transaction soit 0.93€ par vente) pour du paiement Paypooooooole ;) et CB.

- Hébergement : longuement hésité entre OVH et 1&1, sachant que le second a un traffic illimité. Au vu des perspectives de vente et le principe du projet, nous avons prit un hébergement perso chez OVH, soit 28.56€ pour une année (avec le nom de domaine…).

- Surveillance du site et des temps de réponse : woozweb.com, 0€

Sur la partie solution, l’alternative du moment par rapport à la prévision de vente était Prestashop. Le choix a été dicté par un constat simple, il faut au moins 15 pages à intégrer graphiquement pour cette solution alors que wordpress n’en demande que 9. The Gimp, Notepad et Firebug sont gratuits, je passe les détails de l’intégration (2 weeks-end…).

-Coté référencement naturel, avec l’installation plugin qui va bien pour wordpress ( son équivalent pour la partie boutique étant intégré), celui-ci est correct. Néamoins, quelques coupons Adword glanés dans le TGV (150€ quand même) seront les bienvenus…

Récapitulatif:

- Matière première 120€

- Plug in wordpress: 29.33€

- hébergement: 28.56€

- Pour parfaire, je rajoute un présentoir + 20 pochettes argenza sur Ebay: 6€ + 3€ + 3€ de frais de transport

- des cartes gratuites de Vista Print pour faire joli

Ce que je ne compte pas: les heures de boulots (intégration + création), l’appareil photo numérique 8 Mpx.

Cela fait donc un total de ~200€ au total avec un 70% de produit mais un

Total technique de lancement : 60€ pour l’année.

Année prochaine: 28.56€ voir moins si je passe le tout chez l’autre hébergeur.

Mission completed !

De plus, cela ne s’arrêtera pas là. Dans la roadmap du site, il va y avoir:

- du cross sell : 0€ (dans le plug in wordpress)

- du moteur de recherche: 0€ (idem)

- du réseauting de mass: groupe FaceBook si succès, 0€, twitter 0€ !

- de l’anglais, pour devenir maitre du monde… 0€ toujours dans le plug in…

Bref, si vous avez des idées et du courage, ce n’est pas énorme et toujours moins que les 12*30€ par an de la solution la moins chère que nous ayons trouvé…

N’hésitez pas à suivre les aventures de Stéph sur ce projet, çà lui fera toujours plaisir…

Alors ? Paiement à la commande ou à l’expédition ? heu….

Dimanche, mai 17th, 2009

Et oui ! Dans le monde sous terrain des e-commerçants, comme dirait un chef de projet que je connais bien, “ils se font des noeuds dans la tête” entre la loi Chatel, les recommendations de la FEVAD… avec un sujet plus précis qui est le paiement à l’expédition… Au secours ! … (et encore on parlera pas de date de livraison… autre vaste sujet..)

 

fevad-chatel

 

 

Petit topo de la situation et preuve par l’exemple:

La loi chatel protége à maximum le client d’un site de e-commerce. Pour aller dans ce sens, la FEVAD préconnise, conseil fortement que le paiement d’une commande se fasse à son expédition.

Qu’est ce que çà veut dire du point de vue du client:

- je suis assuré que je ne paierai que si ma commande est expédiée

- je suis assuré que je ne paierai que ce qui me sera envoyé… (et si c’est en plusieurs colis, je n’en paierai qu’un… cool:)

- punaise c’est sérieux comme site… je reviendrai

- bon c’est dispo dans 10 jours, je suis pas pressé… mais je suis tranquile, ils débitent rien…

-…

Les arguments sont nombreux et recevables… mais du point de vue de l’e-commercant, quels sont les problématiques ?

Première réaction: “bouhouhouhouhhhhhh…. je vais avoir un problème de trésorie….”, irrecevable d’un point de vue client.  (parce que sincèrement, c’est toujours son avis qui compte… faut en finir avec les e-commercants rebel qui prône le contraire…)

S’en suivent les problèmatiques techniques ! “On s’en fiche faut que çà marche !”. Oui d’accord… et vous la voulez de quelle couleur votre expédition ? Mauve, çà va plus vite… ok.

Prenons le “workflow” modèle:

La commande est préparée (pick & pack), complète à partir du BL (bon de livraison), carton ouvert, prète à être expédiée… (ouf il y avait du stock…).

Je rappele que nous somme en paiement à l’expédition, donc à ce stade, soit:

- on a stocké le numéro de cb (c’est mal çà, pas bien, alerte CNIL, stockage de numéro de cb = risque sécurité),

- on a crée une emprunte de carte (on appelle çà une duplication dans le jargon, c’est valable de 1 à 6 jours… et 99 pour les supers pro top moumoute qui utilise SIPS…)

- on a tout paumé parce que Gérard a planté le bouzin..on est des mauvais… auquel cas on change de métier…

Dans les deux premiers cas (nous passerons sur la troisième), c’est à ce moment là que l’on crée la facture (en double.. voir l‘article sur la facturation).(Nous sommes donc obligé de faire remonter un flux de la logistique vers le backoffice. Evidement çà peut être Gérard qui est dans le bureau d’en face, mais aussi Nadine qui se trouve à 250 Kms de là au siège…)…

Qui dit facture, dit encaissement (ou alors tout le monde passe pro et on encaisse à 45 jours).  Et là se trouve le moment de vérité, à savoir:

- si le paiement est accepté, nous pourrons expédier le colis (on descend le flux avec la facture ou pas), le colis est fermé et destiné à la tournée du transporteur adéquat.

- si le paiement est refusé, on a fait du pick & pack pour rien et cela même si l’emprunte prise auparavant avec un numéro de transaction a bien été validée…

Retour d’expérience: 6% des colis sont dans le second cas (sur un échantillon de 3 trés gros e-commercant).

Cette problématique reste quand même le risque du paiement à l’expédition pour le e-commercant.

Je ne parle même pas de compatibilité avec les moyens de paiement à crédit… (sofinco, cofinoga, 3X sans frais, 1euro.com…), les pannes (rares certes) des encaissements… les défaillances avec des refus de paiement ésotériques…

Bref, ce n’est pas simple, des solutions sont toujours possibles, mais trés sincérement, cela mettera un temps certain avant de se généraliser ! Et pendant ce temps à Vera Cruz, on défait les noeuds…

E-Commerce, Facture et Coffre Fort…

Lundi, mars 30th, 2009

J’ai l’impression que dans le domaine du E-commerce, chaque vendeur a l’impression de vivre au Far West… ou plutôt le pays fort fort loin. Les lois n’y font pas légion et tout le monde s’en fiche parce que les autres s’en fichent.

Et bien c’est déjà un peu çà quand on parle de débit à l’expédition et bien pire sur le domaine de l”archivage légal…

En effet, sachez brave gens que chaque commercant est tenu de faire une facture en double exemplaire: une pour lui et une pour son client. Chaque facture doit contenir “exemplaire client”, “exemplaire fournisseur”, la mention “original” ou “duplicata”. Une facture ne peut être modifié et on doit être certain de sa provenance. Qui a déjà fait attention à ce genre de chose dans le domaine du E-commerce ?

Heureusement, de temps en temps, certains ce posent des questions…. et çà donne du boulot aux consultants.

Etat de l’art svp ? une majorité de e-commercant passent par des factures au format HTML, contenu en base de donnée (donc modifiable indirectement mais simplement) et en un seul exemplaire. Validité légale ? “zéro” dirons certains, “bien sûr que c’est légal” diront d’autre.” On s’en fout, on passe par du papier dans le colis…” diront les moins idiots.

A l’époque de l’écolo bobo (fan de macdo par ce que c’est la crise quand même (et que çà rime)), une facture électronique serait de bon ton ! n’est’il pas ?  

Résultat des courses, la recette pour une bonne facture electronique:

- un tiers archiveur qui va se charger de mettre du disque à disposition, un fichier de log qui fera preuve de dépot. (et tout le reste mais vu la liste des normes, il faut gagner au loto ou lever des fonds…)

- des factures au format pdf sécurisé et signé (via un certificat comme pour le ssl…) en double exemplaire

- de la conviction que le coùt de tout çà fera du bien à la planète et en cas de problème fiscaux !

Aussi, n’oubliez pas que les CGV ferait pas mal sur l’étagère du coffre fort électronique à coté des factures… (ou à la suite de chaque facture…)

Et ouala. 5 minutes au four, un bon codeur et vous aurez de quoi régaler l’administration et votre comptable !